NINAS, subst. masc. inv.
Petit cigare français confectionné avec des débris de tabac. Si Madame Tarde, qui me faisait une scène pour un misérable ninas, pouvait me voir, mon bonheur serait à son comble (Anouilh, Sauv., 1938, p.172).Dans un square sur un banc Il y a un homme qui vous appelle quand on passe Il a des binocles un vieux costume gris Il fume un petit ninas (Prévert, Paroles, 1946, p.181).Prononc. et Orth.: [ninas]. Pt Rob. [-as]; Warn. 1968 [-ɑ:s]; Martinet-Walter 1973 (7/17) [-as]; (6/17) [-ɑ:s]. Au plur. des ninas. Étymol. et Hist. [Fin du xixes. d'apr. Bl.-W.2-5] 1931 (Pagnol, Marius, I, 1, p.10). Nom commercial empr. à l'esp. niñas «petites», fém. plur. de nino «petit enfant», lui-même empr. à un type *ninnus, de création expressive (v. Bl.-W.5et Dauzat Ling. fr., p.41). Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p.41.
NINAS, subst. masc. inv.
Petit cigare français confectionné avec des débris de tabac. Si Madame Tarde, qui me faisait une scène pour un misérable ninas, pouvait me voir, mon bonheur serait à son comble (Anouilh, Sauv., 1938, p.172).Dans un square sur un banc Il y a un homme qui vous appelle quand on passe Il a des binocles un vieux costume gris Il fume un petit ninas (Prévert, Paroles, 1946, p.181).Prononc. et Orth.: [ninas]. Pt Rob. [-as]; Warn. 1968 [-ɑ:s]; Martinet-Walter 1973 (7/17) [-as]; (6/17) [-ɑ:s]. Au plur. des ninas. Étymol. et Hist. [Fin du xixes. d'apr. Bl.-W.2-5] 1931 (Pagnol, Marius, I, 1, p.10). Nom commercial empr. à l'esp. niñas «petites», fém. plur. de nino «petit enfant», lui-même empr. à un type *ninnus, de création expressive (v. Bl.-W.5et Dauzat Ling. fr., p.41). Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p.41.