INTERSIGNE, subst. masc.
Phénomène mystérieux qui est supposé annoncer un événement. Ce retour tragique du vieux m'a frappé comme un intersigne (Dorgelès, Croix de bois,1919, p. 136).Tout à coup, je me vis moi-même, directeur de journal (...). Courte hallucination qui se réalisa, seize ans après (...). Que les intersignes sont donc curieux! (L. Daudet, Brév. journ.,1936, p. 19).Il [Nerval] se préoccupe de la pierre philosophale, des intersignes, de la vertu des nombres ou des lettres (Durry, Nerval,1956, p. 60).Prononc. : [ε
̃tε
ʀsiɳ]. Étymol. et Hist. 1. 1477-82 intersingne « signe, insigne, marque » (Martial, Vig. de Charl. VII, fo47 c, éd. 1493 ds Gdf.); 2. 1835 « relation mystérieuse apparaissant (par télépathie, seconde vue) entre deux faits » (Kerardvan (pseudonyme de Dufilhol), Guyonvach') éd. 1890, p. 187). Empr. au lat. médiév.intersignum, forme latinisée de l'a. fr. entreseing « insigne du chevalier » (ca 1150, Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 4784).
INTERSIGNE, subst. masc.
Phénomène mystérieux qui est supposé annoncer un événement. Ce retour tragique du vieux m'a frappé comme un intersigne (Dorgelès, Croix de bois,1919, p. 136).Tout à coup, je me vis moi-même, directeur de journal (...). Courte hallucination qui se réalisa, seize ans après (...). Que les intersignes sont donc curieux! (L. Daudet, Brév. journ.,1936, p. 19).Il [Nerval] se préoccupe de la pierre philosophale, des intersignes, de la vertu des nombres ou des lettres (Durry, Nerval,1956, p. 60).Prononc. : [ε
̃tε
ʀsiɳ]. Étymol. et Hist. 1. 1477-82 intersingne « signe, insigne, marque » (Martial, Vig. de Charl. VII, fo47 c, éd. 1493 ds Gdf.); 2. 1835 « relation mystérieuse apparaissant (par télépathie, seconde vue) entre deux faits » (Kerardvan (pseudonyme de Dufilhol), Guyonvach') éd. 1890, p. 187). Empr. au lat. médiév.intersignum, forme latinisée de l'a. fr. entreseing « insigne du chevalier » (ca 1150, Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 4784).