ÉPONGE - subst. fém.

ÉPONGE2, subst. fém.
A.− TECHNOL. (plomberie). Châssis formant le bord d'une table à couler le plomb.
Rem. Attesté ds Chabat t. 1 1875 et Mots rares 1965.
B.− VÉN., ART VÉTÉR. Rebord de chaque branche libre d'un fer à cheval ou du dessous du pied d'un cerf, d'un chevreuil. Un fer à éponges amincies.
Rem. Attesté ds Nysten 1824, Mots rares 1965 et St-Riquier-Delp. 1975.
P. méton. Tumeur au coude d'un cheval causée par le frottement du fer à cheval lorsque l'animal est couché jambes repliées.
Rem. Attesté ds Privat-Foc. 1870, Littré-Robin 1858, Mots rares 1965 et St-Riquier-Delp. 1975.
Prononc. et Orth. : [epɔ ̃:ʒ]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. 1528 [éd.] « planche latérale d'un lit » esponge du lict (Perceforest, vol. III, ch. 5 ds Gdf.); 1676 esponges « châssis formant le bord de la table sur laquelle on coule le plomb en nappes » (Félibien Dict., p. 580); 2. 1678 terme de manège éponge du fer du cheval (Guillet, Les Arts de l'homme d'épée, 1repart., p. 104). Altération sous l'infl. de éponge1*, de l'a. fr. esponde « planche qui forme le bord du lit » (xies., Raschi, Gloses, éd. Darmesteter-Blondheim, no421, p. 56; xiies. ds T.-L.), du lat. impérial sponda « bois du lit » (cf. aussi FEW t. 12, 206a).