ENCORNÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de encorner*.
II.− Emploi adj.
A.− Qui a des cornes. Diables encornés; faune encorné, tête encornée. Le loup se moque bien de tes cornes, il a mangé des biques autrement encornées que toi (A. Daudet, Lettres moulin,1869, p. 34).
− P. métaph. Des jeunes filles encornées de bigoudis (Colette, Maison Cl.,1922, p. 131).Ici la terre rouge est de vigne encornée Comme un jeune chevreuil (Cocteau, Poèmes,1916-23, p. 169).
B.− Fam., vx. Cocu. Le mot d'encorné l'humilia plus que les autres (Aymé, Jument,1933, p. 137).
C.− ART VÉTÉR. Javart encorné. Lésion qui se situe sous la corne du sabot du cheval (cf. Villemin 1975).
Fréq. abs. littér. : 14.