ÉGRATIGNÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de égratigner*.
II.− Emploi adj.
A.− [Correspond à égratigner A] Légèrement blessé par une déchirure superficielle (de la peau). Front, genou égratigné. J'avais le visage barbouillé, égratigné, meurtri (Chateaubr., Mém.,t. 1, 1848, p. 46):
Il y en a d'autres [arbres] dont le tronc est tout égratigné, jusqu'à deux mètres de haut, tout labouré de déchirures cruelles...
Loti, Un Pélerin d'Angkor,1912, p. 150.
B.− [Correspond à égratigner B 1] Superficiellement détérioré, légèrement griffé. Les matelas jaunis, les chaises boiteuses, les tables égratignées (Roy, Bonheur occas.,1945, p. 341).
− Arg. [En parlant d'une femme] Pas trop égratignée. Encore appétissante (d'apr. Delvau 1866, p. 108).
C.− B.-A. (peint.). Présentant des rugosités où semblent s'accrocher de minces filets de lumière. Trait égratigné.
− En partic. La manière égratignée. ,,Genre de fresque, qui consiste en lignes tracées avec une pointe de fer sur un enduit blanc superposé à un fond noir`` (Ac. 1932).
Fréq. abs. littér. : 52.