BAUDIR - verbe trans.

BAUDIR, verbe trans.
VÉN. ,,Exciter du cor et de la voix`` (Ac. 1835-1932). Baudir un faucon, baudir les chiens (Ac. 1878).
Prononc. Dernière transcr. dans DG : bó-dir. Étymol. et Hist. 1. Ca 1180 « faire retentir les trompettes » (Roman d'Aiquin, éd. Jouön des Longrais, 658 : A ses parolles font les gresles baudir, Lours cors souner et lours trompez tentir); 2. ca 1200 part. passé adj. baudi « excité, encouragé » (G. de Douai, La conquête de Jérusalem, 2998 dans T.-L. : quident avoir moult lor deu en äie; N'ont mais garde de nos, tote l'os est baudie) seulement en a. fr. rare; 1374-76 vén. « enhardir, encourager de la voix les chiens, les faucons » (Modus et Ratio, éd. Tilander, 1932, t. 1, p. 57 : Et tant comme il tirera le limier, il [le vallet] doit parler a lui, aussi comme se il suist du cerf, et doit dire « par ci! par cy! ve le sci aler! », et le dois bien baudir et faire tirer entour les joes de la teste). Dér. de baud*; à rapprocher du got. balpjan « être hardi », ags. byldan, a. sax. beldian, a. h. all. balden « rendre hardi » (Feist, s.v. balpaba); cependant l'hyp. d'un empr. dir. à un a. b. frq. baldjan (Gam. Rom.2t. 1, p. 340) ne semble pas à retenir en raison de la rareté et du caractère assez tardif des attest. (cf. FEW t. 15, 1, p. 33b, note 6).
BAUDIR, verbe trans.
VÉN. ,,Exciter du cor et de la voix`` (Ac. 1835-1932). Baudir un faucon, baudir les chiens (Ac. 1878).
Prononc. Dernière transcr. dans DG : bó-dir. Étymol. et Hist. 1. Ca 1180 « faire retentir les trompettes » (Roman d'Aiquin, éd. Jouön des Longrais, 658 : A ses parolles font les gresles baudir, Lours cors souner et lours trompez tentir); 2. ca 1200 part. passé adj. baudi « excité, encouragé » (G. de Douai, La conquête de Jérusalem, 2998 dans T.-L. : quident avoir moult lor deu en äie; N'ont mais garde de nos, tote l'os est baudie) seulement en a. fr. rare; 1374-76 vén. « enhardir, encourager de la voix les chiens, les faucons » (Modus et Ratio, éd. Tilander, 1932, t. 1, p. 57 : Et tant comme il tirera le limier, il [le vallet] doit parler a lui, aussi comme se il suist du cerf, et doit dire « par ci! par cy! ve le sci aler! », et le dois bien baudir et faire tirer entour les joes de la teste). Dér. de baud*; à rapprocher du got. balpjan « être hardi », ags. byldan, a. sax. beldian, a. h. all. balden « rendre hardi » (Feist, s.v. balpaba); cependant l'hyp. d'un empr. dir. à un a. b. frq. baldjan (Gam. Rom.2t. 1, p. 340) ne semble pas à retenir en raison de la rareté et du caractère assez tardif des attest. (cf. FEW t. 15, 1, p. 33b, note 6).