ANUITÉ, ÉE - part. passé et adj.

ANUITÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de anuiter*.
II.− Adj., vieilli. [En parlant d'un lieu] Obscurci par la nuit :
1. Nous passâmes trois salles anuitées et presque sans meubles... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 4, 1848, p. 216.
2. ... je sentais vivement que j'entrais dans un monde fermé : l'air même qu'on respirait dans ces salles béantes et roides − extrêmement assombries par les croisillons losangés et opaques de leurs fenêtres, et qui semblaient si vite anuitées que le pas s'étouffait déjà malgré lui à s'aventurer dans leurs espaces endormis − semblait imprégné faiblement d'une essence plus volatile, ... Gracq, Le Rivage des Syrtes,1951, p. 329.
Vx. [En parlant d'une pers.] Surpris par la nuit :
3. Puisque nous sommes anuités, dit mon ami, si tu n'as pas sommeil, nous irons souper quelque part. Nerval, Les Nuits d'octobre,p. 89 (Rheims 1969).
ANUITÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de anuiter*.
II.− Adj., vieilli. [En parlant d'un lieu] Obscurci par la nuit :
1. Nous passâmes trois salles anuitées et presque sans meubles... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 4, 1848, p. 216.
2. ... je sentais vivement que j'entrais dans un monde fermé : l'air même qu'on respirait dans ces salles béantes et roides − extrêmement assombries par les croisillons losangés et opaques de leurs fenêtres, et qui semblaient si vite anuitées que le pas s'étouffait déjà malgré lui à s'aventurer dans leurs espaces endormis − semblait imprégné faiblement d'une essence plus volatile, ... Gracq, Le Rivage des Syrtes,1951, p. 329.
Vx. [En parlant d'une pers.] Surpris par la nuit :
3. Puisque nous sommes anuités, dit mon ami, si tu n'as pas sommeil, nous irons souper quelque part. Nerval, Les Nuits d'octobre,p. 89 (Rheims 1969).